Transparence
Méthode et sources
Ce qui est calculé, ce qui est interprété, et d'où viennent les deux. Les calculs sont faits dans votre navigateur ; seule la recherche de ville passe par notre serveur. Les termes techniques sont expliqués dans le glossaire.
Signe solaire
La position du Soleil est calculée à partir de la date et de l'heure converties en temps universel, avec la théorie VSOP87 du Bureau des longitudes (version abrégée de Jean Meeus), corrigée de la nutation et de l'aberration : l'écart avec le Swiss Ephemeris reste sous 0,001°, soit moins de deux minutes sur l'heure d'un changement de signe. Le zodiaque utilisé est le zodiaque tropical de l'astrologie occidentale : douze secteurs de 30° comptés depuis le point vernal (équinoxe de printemps), sans lien avec les constellations actuelles.
Sans heure de naissance, le calcul se fait à midi heure locale : le Soleil avance d'environ 1° par jour, l'erreur reste donc inférieure à 0,5°. Le jour même d'un changement de signe, les deux signes possibles sont indiqués.
Ascendant
La ville est cherchée via l'API de géocodage d'Open-Meteo (base GeoNames), qui donne ses coordonnées et son fuseau horaire. L'heure locale est convertie en temps universel avec la base de fuseaux de l'IANA, heure d'été et changements historiques compris.
On calcule ensuite le temps sidéral local et l'obliquité de l'écliptique (Jean Meeus), puis le degré de l'écliptique qui se lève à l'horizon est : λ = atan2(cos θ, −(sin θ·cos ε + tan φ·sin ε)), avec θ le temps sidéral local, ε l'obliquité et φ la latitude. L'ascendant change de signe toutes les deux heures environ : une erreur de quelques minutes sur l'heure peut le déplacer près d'une limite. Au-delà des cercles polaires, la formule peut désigner le point qui se couche : c'est alors le point opposé qui est retenu. L'ascendant expliqué pas à pas.
Lune, Vénus et Mars
La Lune est calculée avec la théorie de Jean Meeus (chap. 47), réduite à ses 34 termes périodiques principaux : l'écart avec la théorie complète reste de l'ordre de 0,01°. Vénus et Mars sont calculées à partir des éléments orbitaux publiés par le JPL (NASA), valables de 1800 à 2050 : on résout l'équation de Kepler pour la planète et pour la Terre, on tient compte du temps mis par la lumière, puis on ramène la position au point vernal de la date. Comparées au Swiss Ephemeris de 1900 à 2050, elles s'en écartent au plus de 0,03° et 0,06°.
La Lune avance d'environ 13° par jour et change de signe tous les deux jours et demi. Sans heure de naissance, AstroGramme regarde sa position au début et à la fin de la journée : si elle a changé de signe ce jour-là, les deux signes possibles sont indiqués. La même vérification est faite pour Vénus et Mars, beaucoup plus lentes.
Interprétations astrologiques
Les éléments (Feu, Terre, Air, Eau), les modes (cardinal, fixe, mutable) et les maîtres des signes suivent la tradition issue de Ptolémée ; les maîtres modernes (Uranus, Neptune, Pluton) sont indiqués entre parenthèses. Les descriptions sont rédigées pour AstroGramme à partir de ces associations traditionnelles : ce sont des portraits, pas des citations. La Lune (émotions), Vénus (amour, goûts) et Mars (action, désir) gardent leurs significations traditionnelles.
Ennéagramme
Le questionnaire compte 9 questions de 4 réponses. Chaque réponse donne 3 points à un type et 1 point à l'une de ses ailes (un type voisin sur le cercle). Chaque type est la cible principale de 4 réponses et l'aile de 4 autres : aucun type n'est avantagé par construction. Le type dominant est celui qui totalise le plus de points ; l'aile dominante, le voisin le mieux noté. Si les deux premiers types finissent à un point ou moins l'un de l'autre, trois questions de départage suivent : chacune oppose une phrase de chaque type (motivation, peur, réaction sous pression) et donne 2 points à celle choisie, rien si les deux conviennent autant.
Les désirs et peurs fondamentaux, les ailes et les lignes de croissance (1→7→5→8→2→4→1, 9→3→6→9) et de stress (sens inverse) suivent le modèle de Riso et Hudson. Les trois centres (instinctif, émotionnel, mental) regroupent les types 8-9-1, 2-3-4 et 5-6-7.
La seconde aile. Selon l'Enneagram Institute, la plupart des gens ont une aile dominante, mais beaucoup de personnes dans la seconde moitié de leur vie disent voir leur « seconde aile » se développer ; l'Institut précise ne pas savoir s'il s'agit d'un vrai développement ou d'une meilleure conscience de soi. Suzanne Stabile décrit aussi un passage d'une aile à l'autre au fil de la vie. AstroGramme affiche donc toujours les deux ailes et adapte le commentaire à partir de 40 ans, seuil choisi par nous pour « la seconde moitié de vie ».
Test approfondi
Le test approfondi, facultatif, compte 36 questions : 27 questions de type, sur le même barème que le test court (3 points au type, 1 point à une aile), et 9 questions d'instinct, intercalées toutes les trois questions. Chaque type est la cible principale de 12 réponses ; chacune de ses deux ailes reçoit le point secondaire 6 fois, ce qui départage les ailes bien mieux que le test court.
Les questions d'instinct proposent 3 réponses, une par instinct : conservation (sécurité, confort, ressources), social (place dans le groupe) et sexuel (intensité du lien à deux). L'instinct le plus choisi donne votre sous-type, le moins choisi votre angle mort, selon la notion de « pile instinctuelle » de Riso et Hudson. Les 27 portraits de sous-types s'inspirent librement des descriptions de Claudio Naranjo et de Beatrice Chestnut ; les noms ont été adaptés en français.
Synthèse
Le paragraphe de synthèse est assemblé, pas généré par une IA : il croise l'élément de votre Soleil avec le centre de votre type Ennéagramme (12 combinaisons rédigées), ajoute l'élément de votre ascendant, met la Lune en regard du Soleil et Vénus en regard de Mars (même élément, éléments complices ou contrastés), puis la piste de croissance de votre type.
Limites
L'astrologie n'a pas de validation scientifique : dans l'étude en double aveugle de Shawn Carlson (Nature, 1985), des astrologues n'ont pas fait mieux que le hasard pour associer des thèmes à des profils de personnalité. Pour l'Ennéagramme, la revue de Hook et al. (2021) trouve des résultats encourageants mais encore limités. Nos questionnaires, le court comme l'approfondi, ne sont pas des tests psychométriques validés.
AstroGramme se lit comme un miroir pour réfléchir à soi, pas comme un verdict.
Sources
- Jean Meeus, Astronomical Algorithms, 2e édition, Willmann-Bell, 1998 : temps sidéral (chap. 12), nutation et obliquité de l'écliptique (chap. 22), position du Soleil (chap. 25 et annexe III, VSOP87) et de la Lune (chap. 47).
- F. Espenak et J. Meeus, « Polynomial Expressions for Delta T », NASA. Lien
- Astrodienst, Swiss Ephemeris : référence des tests de précision. Lien
- E. Myles Standish, « Keplerian Elements for Approximate Positions of the Major Planets », Jet Propulsion Laboratory (NASA) : éléments orbitaux de Vénus, de Mars et de la Terre. Lien
- IANA, Time Zone Database. Lien
- Open-Meteo, Geocoding API (données GeoNames). Lien
- Claude Ptolémée, Tétrabible (IIe siècle) : triplicités (éléments), quadruplicités et maîtrises traditionnelles des signes.
- Don Richard Riso et Russ Hudson, The Wisdom of the Enneagram, Bantam, 1999 : désirs et peurs fondamentaux, ailes, lignes d'intégration et de désintégration.
- The Enneagram Institute, « How the Enneagram System Works » (ailes, seconde aile, flèches). Lien
- Helen Palmer, The Enneagram, HarperCollins, 1988.
- Claudio Naranjo, Character and Neurosis: An Integrative View, Gateways, 1994 : les 27 sous-types (trois instincts pour chacun des neuf types).
- Beatrice Chestnut, The Complete Enneagram: 27 Paths to Greater Self-Knowledge, She Writes Press, 2013.
- Don Richard Riso et Russ Hudson, The Wisdom of the Enneagram, Bantam, 1999, chap. 4 : les variantes instinctuelles (conservation, social, sexuel).
- Samuel Ogles, « Enneagram 201: So What's the Deal with Wings? », citant Suzanne Stabile sur le changement d'aile au fil de la vie. Lien
- Shawn Carlson, « A double-blind test of astrology », Nature 318, 419-425, 1985. Lien
- Joshua N. Hook et al., « The Enneagram: A systematic review of the literature and directions for future research », Journal of Clinical Psychology, 2021. Lien